Comment vais-je être indemnisé alors que je suis placé en isolement et que je ne peux pas télétravailler ?

Publié le 21/09/2020

Cas pratique : j’ai des symptômes Covid, mon médecin m’a prescrit de faire un test que je viens de passer ce matin. Je n’aurai les résultats du test que dans 5 jours. Je suis vendeur et je ne peux donc pas faire de télétravail, je dois rester isolé jusqu’au résultat du test, mais comment vais –je être indemnisé de cette absence, faut-il que je pose des congés payés ?

Nous apportons ici une réponse en l’état des dispositifs et textes en vigueur actuellement. En effet, il est essentiel de respecter la période d’isolement dans l’attente du résultat du test pour éviter la diffusion du virus. Il est alors conseillé dans cette période de télétravailler pour les postes qui sont exigibles au télétravail.

Dans cette situation, le télétravail n’est effectivement pas possible. Il faut donc prendre contact avec votre médecin (en privilégiant la téléconsultation) afin que celui-ci vous délivre un arrêt maladie pour cette période. Il s’agira alors d’un arrêt maladie « ordinaire » avec jour de carence (sauf si votre convention collective prévoit l’indemnisation du jour de carence ). A ce jour, l’employeur n’a pas d’obligation de vous rémunérer pour les absences engendrées par l’attente des résultats du test. Aussi si l’arrêt maladie n’est pas possible, nous vous conseillons de prendre contact avec votre employeur pour trouver une solution : poser des congés payés, RTT, un congé sans solde….

Cependant si vous êtes un personne dite vulnérable, vous avez droit à un certificat d’isolement qui sera délivré par votre médecin traitant et sur présentation de celui-ci, l’employeur vous placera en activité partielle.

Pour information, dorénavant seules les personnes qui se trouvent dans l’une des 4 situations médicales suivantes sont dites vulnérables :

  • personne souffrant d’un cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • personne atteinte d’une immunodépression congénitale ou acquise :
    • médicamenteuse (chimiothérapie anti-cancéreuse, traitement immunosuppresseur , biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive),
    • infection à VIH non contrôlée ou avec CD4 < 200/mm3,
    • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques,
    • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
  • personne âgée de 65 ans ou plus souffrant d’un diabète associé à une obésité ou à des complications micro ou macro vasculaires ;
  • personne étant dialysée ou présentant une insuffisance rénale chronique sévère.